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LETTRE D’INFORMATION DE L’AGENCE RÉGIONALE DE L’ENVIRONNEMENT DE NORMANDIE


Par Anne-Sophie DE BESSES -- Lundi 19 Mai 2014

Réaliser un journal avec des jeunes : une belle expérience réussie par l'AREHN


Pour la deuxième fois, l’Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie (AREHN) sollicitait les jeunes reporters de "Globules". Il leur était demandé de réaliser un journal de quatre pages intitulé "Les rendez-vous de l’Arehn" dans le cadre des Journées des pratiques du développement durable en Haute-Normandie. Retour sur l’intérêt d’une telle démarche sous la forme d’une interview réalisée par des animateurs en formation au sein de l'équipe du journal "Globules".


Réaliser un journal avec des jeunes : une belle expérience réussie par l'AREHN
Pourquoi est-ce important pour vous d’avoir le regard des jeunes ?

Anne-Sophie de Besses, chargée de mission à l'AREHN : nous essayons de faire évoluer les comportements et tomber les préjugés. Cela se fait sur le long terme. Le regard des jeunes est important car il nous permet de découvrir leur ressenti, leur sensibilité, de savoir ce qu’ils pensent, de découvrir ce qu’ils savent. Ils s’approprient une thématique, acquièrent des connaissances, portent des messages auprès de leur entourage et participent à la mise en place d’actions écocitoyennes au quotidien. Nous partageons avec eux les valeurs de l’éducation à l’environnement et au développement durable.

Une partie de l'équipe "Globules" en action lors des 9e jdd.
Une partie de l'équipe "Globules" en action lors des 9e jdd.
Votre journal est destiné à des adultes, les experts eux-mêmes auraient pu écrire le journal. Pourquoi avez-vous voulu « simplifier » les propos des experts avec de jeunes reporters ?

A.-S. de B. : Nous ne souhaitons pas nous limiter à notre jargon d’adultes. Avec les jeunes, les choses sont dites de façon différente. Les articles sont accessibles à tous et leur compréhension est facilitée.

Pourquoi avez-vous associé "Globules" à votre démarche ?

A.-S. de B. : Le participatif est fondamental pour qu’on avance tous ensemble. Dans une coproduction, les messages passent mieux. Et les actions ont plus de chances de réussir. Les jeunes sont les adultes de demain, il est important de les associer à nos projets dès maintenant. D’autre part, les personnes présentes lors de nos Journées des pratiques du développement durable en Haute-Normandie apprécient d’être en contact avec des jeunes et de pouvoir discuter avec eux.

Marion, notre reporter photo lors du colloque.
Marion, notre reporter photo lors du colloque.
Avez-vous une ligne pédagogique adaptée pour pouvoir transmettre auprès des jeunes ?

A.-S. de B. : C’est une vraie question pour nous. Comment accrocher les jeunes sur ces problématiques ? On travaille beaucoup avec l’association CARDERE qui fait de l’éducation à l’environnement, notamment auprès des enfants et des jeunes. L’un de nos chalenges est de les faire venir dans notre centre de documentation ouvert à tous. Dans le domaine de l’écomobilité, thème sur lequel je travaille plus particulièrement, la sensibilisation des jeunes est également importante, ils sont à un âge clé dans leur choix modal et l’apprentissage de l’autonomie en matière de déplacements.

Est-ce que la dynamique du groupe est un moyen d’écrire ou est-ce justement le but à atteindre avec les jeunes ?

A.-S. de B. : C’est plutôt la première option, car il s’agit de créer une dynamique pour faire le journal. Cela vient conclure un événement, un colloque. On ne revoit pas les jeunes l’année suivante. Ce n’est pas la même démarche que la vôtre. Chez vous, ça peut être le point de départ d’un projet sur le long terme, avec un vrai travail d’appropriation derrière.
Il faudrait que nous puissions anticiper pour créer un groupe fixe de jeunes, mais nous sommes liés à l’accord de subvention. Cela rend difficile la dynamique de groupe.

Une partie de l'équipe lors de l'Educ'tour des 9e JDD.
Une partie de l'équipe lors de l'Educ'tour des 9e JDD.
Comment créer une dynamique de groupe avec des jeunes qui ne se connaissent pas ?

A.-S. de B. : C’est le travail de l'association Globules. Nous, nous sommes là pour échanger avec eux, leur apporter des clés de compréhension sur des sujets parfois compliqués, comme la qualité de l’air. Je tiens à souligner le rôle important que jouent les documentalistes des lycées, qui facilitent les liens entre les jeunes et nous.

Travailler en groupe a beaucoup d’avantages mais est-ce que cela n’a pas aussi des inconvénients ?

A.-S. de B. : Le travail en groupe permet de créer une culture commune et une appropriation, mais il peut y avoir des désaccords. Il faut essayer de convaincre et faire des articles pour lesquels l’adhésion de tous est recherchée. Autre difficulté, nous avons parfois du mal à récupérer tous les articles. Nous sommes tributaires des autres. Mais, pour conclure, j’y vois plutôt des avantages et un enrichissement.

Propos recueillis par Astrid Verleye, Morgane Doudet, Guillaume Derk, Armelle Baudouin, Anne Piquenot, Hugo Lhotellier, Guillaume Gviger, Bruno Boisivon, Estelle Piffre, Marine Toutain, Charlotte Duval, Nolwenn Ouvry avec l’appui de Delphine Ensenat/Globules

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